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Stratégies comportementales

Posted on 25 novembre 2017 in Non classé by

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169Nous nous proposons dans ce livre de donner l’esquisse d’une critique de la connaissance, et nullement de chercher dans le cœur humain, dans l’analyse des penchants et des besoins de la nature humaine, des règles de morale privée, de droit ou de politique. Lorsque l’on considère l’homme tel que la société l’a fait, il ne faut plus s’attendre à trouver chez les individus cette juste proportion entre les connaissances et les actes, ce développement parallèle des facultés intellectuelles et des facultés actives ; la division du travail, la distribution des rôles entre les membres de la famille humaine ne le permettent pas ; et indépendamment des nécessités sociales, l’abus que l’homme peut faire de sa liberté suffirait pour troubler cet accord. En d’autres termes, l’origine ou le commencement des phénomènes chimiques n’a rien pour nous de mystérieux, quoique l’essence des forces chimiques, comme l’essence de toute chose, se dérobe nécessairement à nos investigations. Pour Stratégies comportementales « un vrai programme de réforme économique doit accroître simultanément l’efficacité de l’économie, l’équité et l’égalité des chances » . Du moment, en effet, que les forces auxquelles nous attribuons la puissance de produire les phénomènes physiques, sont censées inhérentes aux dernières particules de la matière, comme à leur substratum, nous n’avons nulle peine à admettre qu’elles y résident d’une manière permanente (que les circonstances leur permettent ou non de produire des effets sensibles), et il n’est point nécessaire de recourir à une intervention de la puissance créatrice pour douer les particules matérielles de ce genre de forces ou de propriétés, au moment même où les forces entrent en jeu. Ce n’est pas seulement pour les phénomènes de cet ordre, le plus élevé de tous, mais pour toutes les fonctions de la vie que l’unité harmonique et l’énergie formatrice, toujours étroitement liées à des dispositions organiques et à des excitations physiques, ne peuvent cependant, à la manière des forces physiques, être réputées adhérentes à un substratum matériel, simple ou composé, à une molécule ou à un système de molécules : d’où résultent nécessairement une incohérence dans le système de nos conceptions, et une interruption dans leur enchaînement théorique, lorsque nous passons, de la descr Les perceptions diverses du même objet que donnent mes divers sens ne reconstitueront donc pas, en se réunissant, l’image complète de l’objet ; elles resteront séparées les unes des autres par des intervalles qui mesurent, en quelque sorte, autant de vides dans mes besoins : c’est pour combler ces intervalles qu’une éducation des sens est nécessaire. Les fluides vitaux que l’on a quelquefois imaginés, à l’instar des fluides impondérables, admis en physique, n’ont pas même ici l’avantage de déguiser un peu notre ignorance ; et les esprits sévères semblent maintenant s’être accordés pour éviter la superfétation et l’abus de ces créations fantastiques. Ainsi s’expliquera, dans notre hypothèse, la nécessité d’une éducation des sens. Au lieu d’exiger qu’un homme fasse quelqu’exertion ou quelque sacrifice pour assurer une éducation à son enfant, on le laisse libre d’accepter ou de refuser cette éducation, quand on la lui procure gratis. On sent, mieux qu’on ne comprend, qu’en pareil cas la force plastique et l’énergie vitale, loin d’attendre pour agir la formation des organes, loin d’être le résultat et la suite d’une disposition des parties amenés par le concours de forces inorganiques, gouvernent et déterminent au contraire la formation de l’organisme, qui ne cesse pourtant pas de régler et de modifier, à mesure qu’il se développe, les manifestations de l’énergie vitale et plastique. Comparons cette explication à la précédente. À supposer même que la formation des éléments dont nous parlons pût être rapportée à un mode de cristallisation sui generis, on serait arrêté à chaque pas dans le passage à des formations plus complexes ; et l’on ne se trouverait pas plus avancé pour expliquer, par exemple, comment les rudiments des organes se coordonnent et s’associent, en marchant à la rencontre les uns des autres dans la formation de l’embryon par épigénèse, ou comment se régénère le membre amputé de l’écrevisse avec la même forme et les mêmes pièces que le membre primitif. D’ailleurs l’élément organique le plus simple, un globule, une cellule, témoignent déjà d’un plan de structure et d’une coordination de parties dont on ne pourrait rendre raison par un concours de forces physiques, agissant de molécule à molécule, à la manière de celles que nous admettons pour l’explication des formes des corps inorganiques. D’autre part, il est déraisonnable et contraire à toutes les observations d’admettre que l’organisation produise la vie : car on distingue nettement les propriétés vitales des tissus d’avec leurs propriétés mécaniques, physiques ou chimiques, lesquelles subsistent après que la vie s’est éteinte, ou l’état du germe simplement organisé d’avec l’état du germe vivifié par la fécondation. Le nombre est conçu comme une collection d’unités distinctes : c’est-à-dire que l’idée de nombre implique à la fois la notion de l’individualité d’un objet, de la connexion ou de la continuité de ses parties (s’il a des parties), et celle de la séparation ou de la discontinuité des objets individuels. Dans l’étude de la nature vivante, une question générale plane sur toutes les autres : faut-il regarder les fonctions vitales comme le résultat et l’effet de l’organisation, ou bien l’organisation est-elle le résultat et l’effet des forces vitales et plastiques ? La loi hiérarchique est évidente : nous voyons constamment des phénomènes plus particuliers, plus complexes, et qui, dans leur particularité et leur complexité croissantes, impliquent l’idée d’un plus haut degré de perfectionnement, s’enter sur des phénomènes plus généraux, plus simples, plus constants, et qui, par leur généralité et leur fixité relatives, nous semblent participer à un plus haut degré à la réalité substantielle. En définitive (et c’est là le point sur lequel nous voulons insister ici), ces forces mystérieuses et irréductibles nous apparaissent comme étant subordonnées les unes aux autres dans leurs manifestations. Au lieu du mystère unique de l’union entre la matière et l’esprit (c’est-à-dire, suivant Descartes, entre l’étendue et la pensée), il faut admettre une succession de mystères, toutes nos explications scientifiques supposant l’intervention successive et le concours harmonique de forces dont l’essence est impénétrable, mais dont l’irréductibilité est pour nous la conséquence de l’irréductibilité des phénomènes qui en émanent : de manière qu’il y ait toujours dans le champ des connaissances humaines des espaces éclairés, séparés par des intervalles obscurs, comme l’œil en discerne dans l’étendue On ne réussit ni mieux ni plus mal à tirer de la sensation une idée ou une conception rationnelle, qu’à faire éclore du conflit des actions chimiques le germe d’un arbre ou d’un oiseau, et à faire sortir la sensation de couleur d’un mode d’ébranlement du nerf optique.

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